14 septembre 2009
Patrick Menais, un chef zappeur engagé
Aux côtés de Solidarité Sida depuis la première Nuit du Zapping, portrait d’un homme fidèle qui met son temps au service de l’association pour faire vivre des instants de rare émotion.
Comment choisissez-vous les extraits du Zapping ?
Le Zapping est une émission d’humeur, une sélection subjective d’une réalité objective. Nous nous laissons guider par notre sensibilité propre : la colère, l’émotion, le rire, l’indignation, le doute,… Il y a des moments forts qu’on a envie de faire partager. Les choix sont sensibles, mais aussi factuels ou purement informatifs. Notre rôle est d’essayer de décortiquer ce que la télé nous donne à voir et de permettre au téléspectateur de prendre de la distance avec les images et les événements.
Que pensez-vous de La Nuit du Zapping ?
La première fois que j’ai assisté à La Nuit du Zapping, ça été un choc. Le fait de voir son petit écran sur écran géant est une expérience très surprenante. La télévision s’adresse généralement à des individus, il est très rare de la regarder en groupe. Là, d’un seul coup, vous recevez des images en masse et collectivement. Cela décuple leur impact et l’émotion qui en découle. Cette une expérience unique qui mérite vraiment d’être vécue. Et en plus, on s’y amuse et c’est utile…
Le soir dans votre canapé, vous zappez la télé ?
Non, non. Je la regarde et je prends du plaisir à le faire. C’est un peu mon métier tout de même. Il y a quinze ans la télé était un petit snack avec un menu imposé. Aujourd’hui, le principe de la télé, c’est rentrer dans un fast-food avec un menu de 10 pages et une multitude de choix. C’est une nouvelle utilisation et ça s’apprend. Et je crois qu’il ne faut pas aller contre les choses de son époque, les rejeter en bloc mais au contraire, les prendre avec recul tout en gardant un œil critique
Posté par steffie à 13:04
Catégories : Rencontre avec…
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Pour ceux que l’image télé questionne et interesse